Galápagos côté terre

Alex et Marianne, avril 2017

 

Les îles Galápagos sont des îles océaniques : elles n’ont jamais été reliées au continent et sont nées d’un volcan sous-marin, au départ, démunies de toute vie organique.

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La faune des Galápagos est donc arrivée soit par les airs (oiseaux/insectes), soit par la mer :

  • en nageant (otaries)
  • en se laissant porter par les courants (comme les tortues terrestres qui ont une grande capacité de flottaison grâce à la poche d’air entre l’épiderme interne et la carapace)
  • sur un radeau naturel.

Ce voyage par la mer porté par les vents et les courants est si long (15 jours) que seuls les reptiles ont été capables d’en survivre et de s’installer sur ces îles car ils boivent très peu et ont une peau imperméable.

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Rester dans un bain de boue aide la tortue géante à maintenir sa chaleur corporelle et à se protéger contre les moustiques et les tiques. L’archipel doit son nom à une espèce qui a une carapace en forme de selle de cheval, en espagnol cela se traduit par « Galapago »!

Les animaux ont ensuite subi des modifications de caractères génétiques et seuls ont survécu ceux dont cette mutation était utile pour la survie; c’est ce que Darwin appelle la sélection naturelle avec la survie du plus adapté. La théorie de l’évolution a enfin pu clouer le bec à la théorie créationniste, sachant que Darwin était très croyant et souhaitait être pasteur, on peut imaginer l’ouverture d’esprit et l’intelligence incroyable de cet homme.

Pour éviter la concurrence et se nourrir plus facilement certains iguanes se sont adaptés à la vie marine, le pinson « Melanospiza richardson » a évolué en 14 espèces de pinsons différentes avec des becs dont la forme varie selon ce qu’ils mangent. C’est grâce aux becs des pinsons que Darwin a compris la théorie de l’évolution !

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On les nomme « les pinsons de Darwin »

 

Suite à des millions d’années d’évolution, de nombreuses espèces n’existent qu’aux Galápagos, on dit qu’elles sont « endémiques ».

 

Après avoir fait des carnages et tué tout ce qui bougeait durant plusieurs siècles, l’homme a su s’intégrer dans l’archipel en vivant sur seulement 4 des 19 îles et en transformant 97% de l’archipel en réserve naturelle. Et même si le tourisme s’y est développé très vite, c’est l’un des rares endroits au monde où l’homme cohabite en totale harmonie avec la nature : les otaries squattent les bancs publics, comme des marins ivres pour y dormir, les tortues géantes se baladent le long des routes, les groupes de pélicans attendent sagement derrière l’étale de la poissonnière, les iguanes marins se prélassent sur les plages avec les touristes de passage, les lions de mer partagent leurs vagues avec les surfeurs… tout ça très naturellement.

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A chaque pas dans la ville, nous constatons le respect et la fierté des habitants pour la richesse de leurs îles, avec les animaux peints sur tous les murs et les vitraux des églises mais aussi avec un minimum de trois bacs de tri sélectif pour chaque poubelle ! On a rarement vu une telle conscience écologique sur une île du bout du monde, à faire rêver le plus pessimiste des vegans!

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De plus, même si les animaux restent sauvages, ils ne craignent plus l’homme ; et pouvoir observer oiseaux, iguanes, tortues et otaries dans une telle proximité est passionnant.

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Chaque île nous amenait à avoir un rituel:

Les soirs au coucher du soleil, recensement des flamands des caraïbes (Phoenicopterus ruber) dans les lagunes d’Isabela.

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Échasses à cou noir (Himantopus mexicanus)

Après le repas du soir nous avions un vrai cours d’éthologie avec les colonies d’otaries (Zalophus wollebaeki) à San Cristobal…

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…et nous partions à la recherche du héron nocturne à aigrettes jaune (Nyctanassa violacea) surtout visible la nuit comme son nom l’indique.

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C’est pour cela que visiter les Galápagos depuis la terre est une bonne alternative aux croisières traditionnelles. Pour tout l’intérêt que cela suscite mais aussi financièrement, les hôtels et restaurants ne pratiquent pas des prix excessifs. Ce qui reste cher, ce sont les sorties en mer avec les clubs de plongée car d’importantes taxes sont appliquées compte tenu d’un accès limité à un nombre restreint de bateaux.

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Cette première expérience nous a donné très envie d’organiser des voyages là bas où les sorties en mer se feront en apnée avec notre contact Gianna Haro et son Galápagos Freediving Project. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en savoir plus.

Texte et photos: Alex et Marianne

Plus de photos ici.

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