Le rorqual bleu

Marianne, Février 2016

J’aime rassembler toutes les informations qui se trouvent dans mes livres, voici tout ce que j’ai pu récolter pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur cet animal.

 

Balaenoptera musculus

« pteron » du grec « aile » « Baleine à aile » pour distinguer les rorquals dotés d’un aileron dorsal des baleines franches qui en sont dépourvues.

« musculus » : « petite souris » mais aussi « muscle ».

Nommée aussi grand rorqual, rorqual de Sibbald, rorqual à ventre cannelé.

 

On distingue 4 sous-espèces selon des critères morphologiques ou génétiques :

 

  • Le rorqual bleu boréal (ou septentrional) (Balaenoptera musculus musculus) qui vit dans les eaux de l’hémisphère nord.
  • Le rorqual bleu austral (Balaenoptera musculus intermedia) qui vit dans les eaux de l’hémisphère sud.
  • Le rorqual bleu pygmée (Balaenoptera musculus brevicauda), génétiquement différente des deux précédentes, fréquente les eaux subantarctiques des océans Indien et Atlantique, presque dans le même secteur que le rorqual bleu austral.
  • Le rorqual bleu de l’océan Indien (Balaenoptera musculus indica) est une nouvelle espèce génétiquement proche du rorqual pygmée qui fait encore débat. Il a une répartition limitée et une migration assez distincte du rorqual pygmée. Sa période de reproduction diffèrerait aussi de presque 6 mois avec celle du rorqual bleu pygmée. Il vit dans le nord de l’océan Indien.

 

Ces sous-populations semblent isolées les unes des autres, seul le rorqual bleu austral partage les eaux avec le rorqual bleu pygmée.

 

Répartition et habitat

 

Le rorqual bleu est une espèce cosmopolite qui fréquente tous les océans de la planète. Toutefois, cette espèce préfère les eaux froides et la pleine mer même si elle s’aventure près des côtes en bordure du plateau continental pour se nourrir durant l’été.

Leur effectif est estimé entre 5000 et 12000 individus.

 

Dans l’hémisphère nord, trois groupes de rorquals bleus boréals (B .m.musculus) ont été repérés :

 

  • environ 2000 individus entre l’Alaska et le Costa Rica, le plus souvent au large de la Californie durant l’été.
  • 500 individus dans l’Atlantique nord, au large du Groenland, de Terre-Neuve, de la Nouvelle-Ecosse et du golfe du Saint Laurent.
  • De 100 à 1000 individus plus à l’est, entre les Açores au printemps et l’Islande en été (juillet/aout), on pense que les baleines suivent la dorsale médio-atlantique entre ces deux îles volcaniques.

 

Dans l’hémisphère sud :

 

  • Entre 1100 et 1700 rorquals bleus australs (m.intermedia) en Antarctique. On suppose qu’il migre au sud-est de l’Atlantique en hiver, au large du Pérou, à l’ouest de l’Australie et dans le nord de l’Océan Indien.

 

  • Plus de 1000 rorquals bleus pygmées (m.brevicauda) dans l’Océan Indien dont 450 au sud de Madagascar. La population d’Oman, des Maldives et du Sri Lanka serait résidente. Tout comme la population aperçue au large du Chili et du Pérou.

 

Morphologie

 

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Il s’agit du plus gros et du plus lourd être vivant mais pas du plus long : un vers marin découvert en Ecosse, la méduse à crinière de lion ou le sinophophore géant atteignent les 40 mètres.

 

Le rorqual bleu pygmée mesure entre 15 et 23m et pèse 69 tonnes. Le rorqual bleu boréal mesure 28m et pèse 113 kg et le rorqual bleu austral mesure entre 25 et 32m pour 145 kg, la plus grande jamais mesurée est de 33,6m (en Antarctique et avec les méthodes de l’époque) et 29,9m par des scientifiques. Le nouveau né mesure 7 m et pèse un peu moins de 3 tonnes.

 

Pour peser le rorqual, on doit le découper et peser différentes parties du corps séparément, mais alors certains fluides, comme le sang, ne sont pas compris dans ce poids. Le rorqual peut atteindre un tel poids car c’est un animal marin, l’eau l’aide à soutenir son poids sans quoi ses os ne seraient pas assez résistants et elle s’effondrerait sur elle-même.

 

On suppose que le dinosaure Bruhathkayosaurus aurait pu atteindre 175 ou 220 tonnes, mais cette estimation n’est pas certaine, les fossiles retrouvés étant trop parcellaires.

 

Le corps du rorqual bleu est long, fusiforme et élancé. Chez le rorqual bleu pygmée, le corps est plus compact, plus arrondi, la pointe du rostre est aussi plus arrondie.

 

Vu de dessus, le pédoncule caudal est très étroit, la tête a la forme d’un U (contrairement aux autres rorquals plus en V) et une crête médiane se dessine entre les évents et l’extrémité de la mâchoire supérieure.

 

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Vue de profil, la tête est aplatie, large et triangulaire, les évents sont proéminents.

 

Les 55 à 88 sillons ventraux peuvent s’étendre pour les plus longs entre l’extrémité de la mâchoire inférieure et l’ombilic. Ils permettent de multiplier par 4 la surface de peau.

 

L’aileron dorsal se situe à plus des deux tiers de la longueur corporelle, à l’arrière du dos. Cet aileron est proportionnellement très petit (30-40cm de haut), tantôt triangulaire, tantôt falciforme, son extrémité est faiblement pointue, souvent arrondie.

 

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Les nageoires pectorales ont la forme d’une faucille et sont pointues à leur extrémité. Elles sont relativement longues puisqu’elles peuvent mesurer plus de 15% de la longueur corporelle. Les lobes de la nageoire caudale sont triangulaires, pointus à leur extrémité, leur bord de fuite est droit ou légèrement concave. Cette nageoire présente une nette encoche médiane, son envergure est de 5 à 6,5m en moyenne et peut atteindre 7,5m.

 

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La pigmentation générale du corps des adultes varie d’un gris-bleu à un gris-pâle, avec des mouchetures gris-pâles. Seul le dessous des nageoires pectorales est blanc et leur bord antérieur aussi. Chez certains individus, on peut voir à l’arrière des évents une pigmentation sombre, presque noire, décrivant un W les pointes vers l’avant. Un rorqual bleu dépigmenté (probablement leucique) est observé régulièrement dans les eaux californiennes et mexicaines depuis 1999.

 

Certains individus fréquentant les eaux froides, peuvent transporter une grande colonie de diatomées sur leur ventre, d’où sa couleur jaunâtre et leur surnom « sulphur bottom » (dessous sulfureux) donné par Herman Melville dans « Moby Dick ». Les diatomées se fixent durant la migration d’été vers les eaux froides de l’Antarctique (de novembre à mars) et de l’Arctique (de juin à octobre). Elles disparaissent en hiver, lorsque les animaux se promènent dans les eaux tropicales.

 

Vu d’un bateau, le rorqual apparaît gris ardoise les jours nuageux ou argenté ou bleu turquoise les jours ensoleillés.

 

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Pour la photo-identification, cette espèce est surtout caractérisée par une pigmentation corporelle individuelle, notamment sur le dos, sur les flancs, à proximité de l’aileron dorsal et sur la face ventrale de la nageoire caudale. L’aileron dorsal diffère également selon les individus.

 

Son corps est assez lisse et abrite seulement quelques balanes autour des yeux, de la bouche et des organes génitaux. Ils ne sont pas considérés comme des parasites mais comme des organismes commensaux.

 

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Chaque demi-mâchoire supérieure est munie  de 270 à 395 fanons noirs qui mesurent entre 90 et 110 cm de long sur 50 à 60 cm de large à la base.

 

Anatomie

 

Le rorqual bleu possède entre 63 et 65 vertèbres et 15 paires de côtes dont une seule s’articule sur le sternum. Sa langue pèse environ 2,7 tonnes.

 

Son cerveau a une masse d’environ 7 kilos mais ne représente que 0,4% de son organisme ce qui est nettement inférieur à celle de l’humain.

 

Son cœur pèse 600kg et il est plus gros que celui de n’importe quel animal, il met en circulation 10000 litres de sang. Au repos, son cœur bat de 8 pulsations par minute en surface et 4 en plongée <3.

 

Sa capacité pulmonaire est de 5000 litres, son foie pèse une tonne et son pénis peut mesurer jusqu’à 2,4 mètres, le plus gros du règne animal. On a même fabriqué un sac de golf avec la peau d’un pénis de rorqual bleu !

 

L’épaisseur de sa couche de graisse varie de 5 à 30 cm, le poids total de graisse peut atteindre 50 tonnes.

 

Ventilation, plongée et émersion 

 

La tête presque rectangulaire et aplatie sort en premier, l’animal souffle, la tête disparaît et le dos émerge à son tour laissant apparaître sur la fin la petite nageoire dorsale. Ce dos montre une sorte de crête, allant du milieu du corps jusqu’au pédoncule caudal, nous faisant penser à une colonne vertébrale bien visible et donnant l’impression que ce rorqual est maigre. Environ 15% lèvent leur nageoire caudale avant de sonder, ce que ne fait jamais le rorqual commun.

 

Le souffle est bruyant (surtout le premier), très élevé, il forme une colonne droite et verticale pouvant atteindre 12m (9m en moyenne). Cette hauteur n’est atteinte que par le premier souffle, issu d’une longue immersion, qui également le plus malodorant. Les suivants sont sensiblement plus courts.

 

Le rorqual bleu fait surface entre 10 et 20 fois, toutes les 12 à 20s, il reste en immersion 10 à 30 mn (36mn enregistré mais on pense qu’elle peut tenir 50mn) et plonge jusqu’à 150-200m, (max de 204m enregistré mais on suppose qu’elle peut aller jusqu’à 500m). Leur capacité en apnée augmente avec leur taille car les grands individus épuisent moins vite leur stock d’oxygène. Il est difficile à suivre cependant son corps est plus clair que l’eau et se repère aisément lorsqu’il est près de la surface.

 

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Comportement

 

Le rorqual se déplace généralement seul ou en petits groupes de 2 à 3 individus. On ne sait pas si les individus restent ensemble sur de longues périodes ou si ce ne sont que des relations passagères. Ce groupe augmente jusqu’à 50 individus lorsqu’ils se nourrissent, mais cela reste très rare, l’individualisme est imposé par le fait qu’un banc de krill peut rarement satisfaire plusieurs « engouffreurs » à la fois.

 

Le rorqual bleu est un cétacé très discret et l’on connaît peu de choses sur son comportement. Il évite les bateaux et n’est pas curieux vis-à-vis des embarcations. Il reste peu de temps à la surface, disparaît vite, passe beaucoup de temps en apnée et se déplace très vite en immersion.

 

Il n’est pas très expressif dans ses comportements sociaux. Il lui arrive de claquer sa pectorale ou sa caudale sur la surface et même de sauter hors de l’eau, plus rarement. Ce sont souvent de jeunes individus qui ne dévoilent que la moitié de leur corps et retombent sur un des flancs ou sur le ventre.

 

Il n’est pas rare de voir les rorquals bleus nager avec des rorquals communs ou d’autres rorquals de plus petites espèces.

 

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Il se déplace à une vitesse de 2 à 6,5 Km/h quand il s’alimente et de 5 à 33 Km/h lorsqu’il voyage (20 en moyenne). Sa vitesse de pointe peut atteindre 50 Km/h.

 

Il effectue des migrations saisonnières, aussi bien dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud, passant l’été dans les eaux froides pour se nourrir, et l’hiver dans les eaux tempérées pour se reproduire. Les sites hivernaux de reproduction sont inconnus. On sait que certains individus n’effectuent pas la migration automnale et restent dans les sites d’alimentation, souvent à la limite de la banquise hivernale.

En 1868, 35 rorquals bleus s’étaient fait prendre par les glaces au sud-est de Terre-Neuve.

 

On pensait que la baleine grise détenait le record de la plus longue migration mais un rorqual bleu a été observé dans sa zone d’alimentation près de la Péninsule de l’Antarctique et moins de cinq mois plus tard, il fut de nouveau repéré au large des côtes de la Colombie : la distance la plus courte qui sépare ces deux régions à la nage est de 8334 km !

 

Le rorqual bleu pygmée qui vit autour du Sri Lanka et des Maldives ne semble pas effectuer de longues migrations. Il profite des courants marins qui lui fournissent en permanence une nourriture abondante.

 

Le réchauffement climatique provoque la fonte des glaciers et perturbe la circulation thermohaline (circulation des courants marins liée aux écarts de température et de salinité des masses d’eau). Les modes migratoires des baleines principalement basés sur la température des océans devraient être perturbés.

 

Vocalisation

 

Le rorqual bleu vocalise tout au long de l’année sur des fréquences basses, entre 10 et 40 Hertz (la plus basse fréquence audible par l’homme est de 20 Hertz).

 

Sa puissance d’émission de 188 décibels fait de lui l’animal le plus bruyant : aucun être vivant n’émet de sons aussi forts !

 

D’ailleurs, les chants les plus longs et les plus complexes du règne animal sont l’œuvre du rorqual bleu mâle. Chaque chant peut durer au moins 30 mn et être constitué de plusieurs éléments principaux. Mais souvent les appels du rorqual bleu durent entre 10 et 30 secondes.

 

Les basses fréquences (16-100 Hertz) franchissent des centaines de kilomètres, il peut communiquer avec ses semblables, même très éloignés. On suppose effectivement que ces chants servent à effectuer des liens sociaux mais on n’en sait pas plus.

 

Richardson évoque six raisons possibles :

 

  • maintenir une distance inter-individu
  • identifier l’espèce et l’individu
  • transmettre des informations (alimentation, alerte, cour)
  • organiser la vie sociale (appels entre mâles et femelles)
  • localiser des caractéristiques topographiques
  • localiser des ressources en nourriture

 

 

Alimentation

 

Le rorqual bleu se nourrit presque exclusivement de krill, 2 à 4 tonnes par jour soit 3 millions de calories ! Il consomme aussi des petits poissons (sardines, capelans) probablement avalés accidentellement.

 

Il se nourrit principalement dans les eaux polaires mais aussi parfois dans les eaux subtropicales à des profondeurs inférieures à 100m le jour et 20m la nuit. Des études récentes supposent que le rorqual se nourrit aussi durant la période de reproduction/naissance, sans doute cet immense animal ne peut maintenir des réserves d’énergie suffisantes pour jeûner.

 

Il lui arrive de se nourrir à la surface et de s’alimenter en nageant sur un flanc. Les sillons gulaires permettent d’ingurgiter une énorme quantité d’eau chargée de nourriture en une seule bouchée. Contrairement au megaptère, il ne se précipite pas goulûment sur ses proies mail il les « moissonne » inlassablement : il nage en ligne droite d’un bout à l’autre du banc de krill, puis revient en arrière comme un agriculteur laboure son champ. Il peut parfois écrémer ce banc de krill en nageant à l’envers, bouche ouverte, la nageoire inférieure dressée vers le ciel.

 

Il est souvent le premier à rejoindre les pôles pour engloutir les minuscules crustacés, avant l’arrivée des autres espèces, car c’est son unique menu à la différence des autres rorquals.

 

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Contrairement à la plupart des mammifères, la mâchoire du rorqual bleu a une particularité : la mâchoire de droite ne fusionne pas avec celle de gauche, il y a comme une troisième articulation où les deux moitiés de la mâchoire peuvent supporter une énorme quantité d’eau et de nourriture (90 tonnes).

 

Cependant sa gorge reste très fine et ne peut avaler un objet d’une taille supérieure à celle d’un ballon de plage.

La mâchoire inférieure d’une baleine bleue adulte représente l’os le plus large jamais connu dans l’histoire des fossiles de vertébrés.

 

Dans sa gueule, l’eau est ensuite filtrée à travers les fanons par un pression provenant de la poche ventrale et de la langue. Le krill incapable de passer à travers les fanons est alors avalé. La nourriture franchit l’œsophage et aboutit dans une première chambre de l’estomac où les aliments sont broyés. Dans la seconde, ils sont imprégnés de sucs gastriques, puis ils passent dans la troisième chambre où s’effectue la digestion proprement dite. Enfin, ils rejoignent la quatrième chambre, connectée à d’autres organes tels que le foie et le pancréas. Le parcours s’achève à l’issue de 150m d’intestins !

Pour éliminer le sel contenu dans le krill, les baleines ont développé des reins énormes composés d’organes filtreurs indépendants : les renculi.

Prédation

 

Leur seul prédateur : l’orque. Elle attaque en bandes organisées aussi bien les adultes (malades) que les jeunes. Une étude en mer de Cortez a démontré que 25% des baleines bleues adultes avaient des cicatrices dues à des attaques d’orques.

 

On a retrouvé vers 1950 deux rorquals avec des débris de rostre d’espadon dans leur chair. Cela reste exceptionnel et énigmatique.

 

Et bien sur l’homme qui avec la chasse a décimé tant de populations qu’il est impossible aujourd’hui de retrouver leur effectif antérieur. 360000 baleines ont été chassées entre 1910 et 1966. C’est en 1966 que la CBI proscrit cette chasse.

 

La baleine bleue est toujours classée dans la liste rouge de l’IUCN des espèces menacées : les effectifs se reconstituent très lentement du fait des filets dérivants et des produits toxiques qui abaisse le taux de fécondité. Le rorqual est aussi une des première victime des collisions compte tenue de sa grande taille. De plus, l’homme exploite industriellement le krill, porteur des fameux « oméga 3 » censés nous protéger des maladies cardiovasculaires…

 

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Reproduction

 

Chez le rorqual bleu pygmée, mâles et femelles sont sexuellement mâtures à partir de 19m environ. Sinon c’est entre 21 et 24m pour la femelle et 20 et 22m pour le mâle (entre 5 et 10 ans). Les accouplements et les naissances semblent se dérouler dans les eaux profondes (au large des côtes), en hiver.

 

La femelle fait un veau tous les 2 à 3 ans, la gestation dure de 10 à 12 mois. La lactation dure entre 6 et 8 mois, au moment du sevrage, le veau atteint la taille de 16m et le poids de 25 tonnes. Grace au lait maternelle qui contient 35 à 50% de matière grasse, le veau grandit de 90 kg par jour (4 kg par heure) et boit plus de 250 litres de lait dans la journée.

 

On connaît un peu plus d’une dizaine de cas d’hybrides, avec descendance fertile, entre le rorqual bleu et le rorqual commun dans l’Atlantique nord et probablement un cas d’hybridation avec un rorqual à bosse dans le pacifique sud.

 

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L’espérance de vie est estimée entre 70 et 90 ans, toutefois certains rorquals capturés et étudiés avaient plus de 100 ans. On pense que sa longévité peut aller jusqu’à 110 ans.

 

Bibliographie

 

Jean-Pierre SYLVESTRE « Cétacés du monde » Editions Quae.

Jean-Pierre SYLVESTRE « Les baleines et autres rorquals » Editions Delachaux et Niestlé.

Hadoram SHIRIHAI «  Guide des mammifères marins du monde » Editions Delachaux et Niestlé.

Gérard SOURY « Dauphins et baleines » Editions Nathan.

Gérard SOURY « L’univers des baleines et des dauphins » Editions Fleurus.

M.CARWARDINE – E.HOYT – R.FORDYCE – P.GILL « Dauphins et baleines, la grande famille des cétacés » Editions Succès du livre.

« handbook of the mammals of the world n°4 : Sea mammals » Editions Lynx

« Wikipédia.org »

 

Photos: La sublime banque d’images d’ARKIVE!

 

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