Les gouttes sur le dôme!

Alex, février 2018

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Une question qui revient trés souvent: quelle est la technique pour ne pas avoir de gouttes ni de coulures d’eau sur les photos prises en surface ou mi-air mi-eau?

C’est vrai qu’il y a peu d’articles traitant la question en photo sous-marine, et c‘est chez les photographes de surf que j’ai trouvé la plupart de mes réponses.

 

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Voilà donc un résumé de mon expérience:

Tout d’abord il faut bien distinguer 2 types de ports: les dômes et les hublots-plan, car comme vous allez le voir, il y a 2 techniques trés différentes et chacune est vraiment adaptée à chaque support.

Dome

 Un dôme
hublot

Un hublot

Pour faire simple, sur les dômes, il faut créer une surface « aquaphile » dessus qui va faire tenir une couche d’eau homogène pendant quelques secondes le temps de shooter. Concernant les hublots plats, il faut créer une couche aquaphobe qui va faire que l’eau va immédiatement glisser à la surface et ne laisser aucune trace.

Rentrons maintenant dans les détails:

1-Les dômes

il faut donc créer cette couche qui va garder quelques (3/5) secondes une pellicule d’eau homogène sur la surface du dôme, la seule solution vraiment efficace que je connaisse et de cracher, cracher, cracher dessus à chaque fois que vous en avez l’occasion et débuter avant même de vous mettre à l’eau. Quand je photographie des nageurs ou d’autres athlètes en mer par exemple, je vais cracher sur le dôme quasiment à chaque passage, enlevez bien la première couche en allant à l’eau sinon de grosses traces restent, puis répéter l‘opération aussi souvent que possible surtout au début de la session. Au bout d’une heure il y a vraiment une couche permanente qui reste, vous allez voir trés rapidement lorsque les gouttes refont leur apparition.

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Les photographes de surf ont poussé le truc super loin, j’ai même trouvé sur certains forums des conseils de nutrition pour avoir la salive la plus qualitative possible pour garder au mieux cette couche d’eau à la surface du dôme!

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2-Les hublots plats

La technique est complètement inversée, il faut qu’en sortant le hublot de l’eau, aucune particule d’eau ne s’y accroche. Et donc pour cela, créer une surface qui empêche l’eau d’accrocher, donc en utilisant des produits qui se mélangent trés mal à l’eau (aquaphobes).

En voici une longue liste et vous avez sans doute plusieurs de ces produits chez vous: Rain-X, Monoï, huiles diverses, cire de bougie, amidon de pomme de terre, voir même LE produit spécial anti-goutte pour caisson mais qui coûte trés cher et qui fonctionne aussi bien que les autres.

Mes deux préférés sont le Monoï et la cire de bougie:

  • le Monoï, car ça sent la sirène tropicale et c’est déjà bien…

 

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  • La cire de bougie: vous prenez une bougie, vous la frottez contre le hublot, puis avec un chiffon vous étalez la cire et enlevez tout le superflu afin de retrouver un hublot clair et transparent, il en restera quand même une fine couche de cire qui fera que lorsque vous sortez votre caisson de l’eau, aucune goutte ne pourra resister sur cette surface désormais trop glissante (pareil pour la patate, vous frottez un bout de pomme de terre et vous nettoyez/étalez)

 

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Pour ma part il est rare que je mixe des sessions en surface et des sessions en profondeur, ces cessions à l’air sont généralement celles de snorkeling dans peu d’eau ou le décor extérieur est vraiment sympa, des sessions avec des athlètes qui évoluent en surface (nageurs/plongeurs…), des sessions surf…

 

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conclusion: pas de goutte, c’est souvent mieux, mais cela ne doit pas devenir une obsession, nous sommes dans l’eau, le côté aléatoire des coulures peut être aussi très intéressant, et il serait dommage de s’en priver.

 

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Texte et photos (c) Alex Voyer

 

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