L’observation des cétacés

Marianne, Février 2016

 

Nous avons maintenant une petite expérience en ce qui concerne l’observation des cétacés et nous souhaitons mettre en avant la réalité du terrain. Au retour de nos voyages, nous avons plaisir à partager les photos des animaux que nous avons croisés sauf que derrière chaque photo, il y a des heures et des heures en mer !

 

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Il faut bien se dire que quand on cherche des cétacés, la plupart du temps on ne voit…RIEN. La mer parait d’autant plus vide quand on guette le moindre souffle, ceux qui naviguent et croisent des bancs de dauphins régulièrement n’ont pas la même notion du temps que ceux qui font une sortie en mer uniquement pour les voir ! Ce long temps sur l’eau peut être un pur moment de bonheur, contempler cette beauté, être proche d’un état méditatif, se dire que « tout peut arriver ». Il peut aussi cependant être cauchemardesque : mal de mer, coups de soleil, déception…

Justement, pour ne pas être déçu, il faut se donner le temps. Si on ne voit rien pendant plusieurs jours (ce qui arrive très souvent), on se rassure en se disant que demain sera le bon jour. Nous consacrons en général une semaine de sorties en mer quotidiennes. Oui il faut être passionné car ce ne sont pas des vacances de tout repos ! Mais du coup, nous n’avons jamais été déçus.

 

Au final, ce sont souvent les skippers qui trouvent les animaux, ils ont l’oeil!

 

Il est vrai que nous n’avons quasiment aucune expérience de « Whale Watching » sur les gros bateaux touristiques, nous essayons toujours d’avoir des contacts précis par connaissance interposée, d’avoir un petit bateau, si possible même privatisé. Ce sont des conditions très luxueuses mais qui en valent vraiment la peine !

Il est important de se répartir les zones de mer à observer en divisant les 360° par le nombre de personnes sur le bateau car si tout le monde regarde devant, le risque est de louper tout ce qu’il se passe sur les côtés et même derrière ! Le facteur chance est important: être au bon endroit au bon moment et les conditions météo sont également à prendre en compte, quelques petits moutons suffisent à cacher souffles et ailerons.

 

Lorsqu’on a la chance de croiser des animaux, il faut en profiter instantanément car souvent la rencontre est furtive. On s’imagine qu’on va pouvoir les suivre, rester des heures avec eux, mais souvent ils disparaissent aussi vite ! Nous vous conseillons aussi de bien vous renseigner sur les espèces que vous pouvez rencontrer pour faciliter les identifications. Rien n’est plus frustrant que voir un souffle, un aileron dorsal sans jamais savoir de quel animal il pouvait bien s’agir ! La plupart des skippers savent les identifier, mais pas toujours…

Et dernière chose qu’il faut bien reconnaitre, aller à la rencontre des cétacés est un acte plutôt égoïste. En tout cas en ce qui nous concerne, sans but scientifique, juste pour le plaisir de croiser leur regard, photographier leur beauté, attiser leur curiosité dans l’espoir d’interagir. Car même avec des précautions, nous les dérangeons : nuisance sonore du bateau, fuite de l’animal, et quand les animaux semblent venir jouer avec nous, pendant ce temps-là ils ne se socialisent pas entre eux. L’impact est toujours présent. C’est pourquoi il est important de savoir traduire le comportement des animaux qui savent très clairement nous faire comprendre si nous sommes acceptés ou non.

 

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Le message est très clair: « foutez-moi la paix! »

 

L’idéal est de naviguer en voilier et se laisser surprendre par la richesse de la mer…bien cachée !

Photos: Mar/ Alex et Alexandre Roubaud

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